BAZ [Artiste]

Admin | Dirilis pada
Salut à tous

Aujourd'hui Gaman souhaite vous faire connaître un autre dessinateur récemment découvert sur la toile, à défaut d'être dans le magazine nous avons décidé de vous le présenter ou du moins, de le laisser se présenter à vous. On espère que vous serez nombreux à suivre ses projets et leurs évolutions.



Présentation 



Je m'appelle Baz. En tout cas c'est un nom de scène qui me colle depuis que je me suis lancé dans le projet de montrer mes dessins sur la toile en 2008.

Je suis né en 1980. Autrement dit, je suis un gamin des années 80, un ado des années 90. Grandement élevé par la télé et en particulier le Club Do. J'ai grandi et vibré pour nos potes Sangoku, Seiya, Ranma ou encore Nicky Larson comme j'aime encore l'appeler aujourd'hui par pure nostalgie.



Une passion naissante pour le style japonais

AB1 chaîne te télévision 


Quand on est passionné de séries télé et d'animations, on a envie d'être soi-même un héros et, à défaut de savoir voler ou de balancer un Kaméhaméha dans la face d'un extraterrestre pas très bien attentionné, on a envie de raconter des histoires de héros. Ado, vers 13, 14 ans, j'ai commencé à dessiner des personnages inspirés de la bande dessinée franco-belge (Merci Gotlib). J'ai beaucoup dessiné Tintin aussi. Encore aujourd'hui je porte Hergé en roi dans ma bibliothèque. 

Certaines choses ont changé l'année où j'ai passé le bac. On est à la toute fin des années 90. Le Club Do avait été supprimé de l'antenne depuis deux ans. La japanimation était devenu la passion honteuse de quelques nostalgiques qui avaient peur de passer pour des attardés. À l'époque internet n'était pas aussi démocratisé qu'aujourd'hui et ne permettait pas aux otakus de se rencontrer même virtuellement. 

J'ai fait mes études dans une école d'Arts Appliqués où le mot "manga" était mal perçu. Sauf par deux ou trois résistants qui parlaient de japanimation en cachette tel des membres sectaires menacés de passer sur le bûcher. Et puis la chaîne AB1 a eu la bonne idée de relancer la Japanimation et toute la culture qui va avec des inédits comme Tenchi Muyo, Street Fighter, You're Under Arrest, Blue Seed, Evangelion..... 

Électrochoc, coup de foudre, bloc de béton dans le pif ! La japanimation a, cette année-là, eu une emprise culturelle énorme sur ma petite personne après deux ans de disette. Et j'ai décidé de mettre mes années de dessin au profit du style japonais.



Une succession de projet inachevé

J'ai dessiné plein de débilités. Plein de bonnes idées aussi. Je regrette qu'à chaque fois, celles-ci n'aient donné que des bouts de BD et jamais des œuvres finies bouclées. Ma première story date de 2000 et mettait en scène le neveu d'un gardien de temple shinto, devenu par hasard l'ami d'un renard particulièrement audacieux mais peu habitué à vivre avec les hommes. Ça se voulait drôle et le personnage principal ressemblait à ... SanGohan. Oui oui j'assume mon adolescence.

J'ai dessiné dans l'esprit Rumiko Takahashi (Ranma 1/2) avec une story intitulée "Best Food San" et qui mélangeait cuisine et arts martiaux. J'ai aussi dessiné une loufoquerie débile mélangeante Olive et Tom et le Collège fou fou fou. Si si c'est carrément possible.



Un virage psychologique 

Masaru aussi appelé "le prince Tengu" , personnage principal de Black Summoner. 


En 2010, une certaine maturité sonnant le début de la trentaine, j'ai pris un virage on va dire psychologique dans mon travail. J'ai commencé à dessiner et écrire des scénarios plus recherchés. Moins Shonen et plus réfléchis. Avec "Salary Salary" je racontais l'histoire de salariés dans une grande banque japonaise. C'était une critique de la société lorsque celle-ci nous oblige à nous formater et porter des costumes et des cravates alors que notre identité est davantage de tenir une guitare électrique entre les mains.

Après quelques scénarios écrits dans une même mouvance morale, j'ai entamé "Black Summoner'" qui met en scène un chasseur de démons mystérieusement associé à des corbeaux. Encore une fois, je n'ai pas poursuivi ce projet à son terme. Au bout d'une quinzaine de planches je me suis tourné vers d'autres scénarios.

Il faut dire aussi que mes activités, à l'époque dans la rédaction de musique asiatique, ne m'ont pas laissé un temps dingue pour mener à bien tout ce que je voulais entreprendre.


Un projet ambitieux

Weird Girls.


Actuellement j'ai quelques scénarios en tête. "Weird Girls" qui raconte comment deux étudiantes exaspérées d'être les seules célibataires de leurs établissements vont, à l'instar du docteur Frankenstein, créer un garçon de synthèse pas tout-à-fait parfait.

J'ai surtout le scénario de "A l'ombre du Soleil" qui raconte comment un tout jeune garçon est poussé par son pays à être le tout premier homme à aller marcher sur le soleil. C'est une critique sociale et morale mais aussi une histoire que je voudrais poétique sur le plan graphique. C'est un projet un peu ambitieux pour moi et une fois qu'il commencera à vraiment prendre forme il sera proposé aux éditeurs.


Un style ?

Je dirais que mon style ce sont mes histoires, la façon de les aborder. La narration en quelque sorte. Je plante des décors mélangeants deux éléments souvent assez opposés. Comique et horreur, second degré est sentimental, héroïque et social. J'aborde les choses avec beaucoup d'humour voire avec un degré nettement au-delà du sérieux. Quitte à critiquer la société ou bien exprimer une idée moralisatrice, autant le faire en se marrant. Le message passe tellement mieux.

Et bien sûr, comme je suis un dessinateur invétéré, drogués au coup de crayon qui n'ont pas toujours de sens, je dessine, je peins, tantôt à la main tantôt sur mon ordi entre deux tomographies. Mon bureau ressemble à une sorte de cuisine mal rangée où les crayons se tapent dessus avec les clefs USB.

Bon, comme vous pouvez le voir, je n'aime pas faire court. Je suis bavard, autant en dessin qu'en physique des particules subatomiques quantiques. 


Merci.

Je vous invite à suivre l'artiste sur sa page FACEBOOK !

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